Bien avant que les vélib se retrouvent un peu partout à Paris, il faut reconnaître que ce concept n’est pas né à Paris ! Alors, si vous souhaitez savoir comment le vélib a conquis le cœur des Parisiens, découvrez le parcours de ce vélo avant de devenir une institution bien encrée dans la capitale.

Le vélo libre-service d’Amsterdam, l’ancêtre des vélib parisiens

Les vélib parisiens sont donc né à Amsterdam en 1965 avec les vélos proposés en libre-service appelé également les « Witte Fietsen » ou « Vélos blancs ». Tout comme leur nom l’indique, ces vélos ont été peints en blanc et ils étaient gratuits à cette époque. Le concept consistait de prendre un vélo qui se trouve dans la rue pour se rendre à sa destination et de le laisser à cet endroit pour qu’il puisse servir à une autre personne. Le seul problème c’est que les vélos étaient faciles à voler ou jeter par des personnes peu scrupuleuses ; le concept n’a pas fait long feu

Les vélos caddies en Danemark, un précurseur pour un concept écologique

Contrairement à leurs aïeuls, les vélos caddies en 1991 ont bénéficié de quelques améliorations au niveau technique pour pouvoir être proposés en libre-service. Leurs pneus avaient été conçus pour effectuer plusieurs déplacements, et afin d’éviter les vols, les vélos n’étaient plus gratuits, il a fallut payer pour pouvoir l’emprunter. Le seul souci c’est qu’à cette époque, aucune innovation technologique n’avait permis de retracer les vélos, ce qui n’a pas empêché les vols et l’extinction du projet prématurément.

Les vélos intelligents en libre-service depuis l’Angleterre jusqu’à Paris

C’était en 1996 que l’université de Portsmouth avait adopté les « Bikeabout » sur son campus. L’obectif à cette époque était de réduire le nombre de voitures qui circulaient sur le campus. L’emprunt des vélos ne peut se faire qu’avec une carte magnétique où était inscrit le nom de l’emprunteur. Grâce à cela, l’emprunt n’était plus anonyme, et les vols et le vandalisme étaient réduits de manière drastique, voire inexistants.

Ce système a révolutionné les vélos libre-service et c’est ce qui a permis à d’autres programmes de voir le jour. Par exemple, en 1998, la ville de Rennes avait adopté le Smartbike en partenariat avec Clear Channel où les bicyclettes étaient gratuites en contre partie d’une carte magnétique bénéficiant de la technologie RFID. L’emprunt était informatisé, et le succès était au rendez-vous. Après Rennes, vienne ensuite Lyon et son Vélo’V en 2005 avant que la Mairie de Paris adopte le Vélib en 2007.

Si les vélos en libre-service dans les grandes villes françaises étaient un véritable succès c’est tout simplement grâce aux différentes améliorations techniques qu’ils ont connus. Tout d’abord, la création d’un vélo adapté à un usage intensif, du cadre métallique résistant et antirouille aux pneus en passant par le système de freinage, tout a été repensé pour la location courte durée. En effet, les attaches vélos étaient verrouillées de manière électronique. Ainsi, lorsqu’une personne emprunte un vélo auprès de l’une des stations où se garent ces vélos libre-service, des systèmes de télécommunication permettent de l’associer au vélo qu’il a emprunté et cela grâce à des cartes à puces ou encore à son téléphone mobile ; réduisant les tentations de vols ou d’acte de vandalisme.